Le guide

Vous venez de prendre livraison de votre logement destiné à la
location. C'est un placement onéreux et vous êtes
en droit d'en attendre une bonne rentabilité. Vous avez
le choix entre deux formules : le gérer vous-même
ou en confier la gérance à un professionnel.
A/ La gestion directe
Vous devez prendre certaines précautions avant de louer
votre logement au premier venu :
- garantie de solvabilité : vous avez
le droit d'exiger du locataire des preuves de sa solvabilité :
il doit vous présenter ses bulletins de paie et les justificatifs
de ses revenus complémentaires.
- dépôt de garantie : la loi
vous autorise à demander le versement d'un dépôt
de garantie de 2 ou 3 loyers payés d'avance. Certains
organismes du 1% Logement peuvent se substituer au locataire
pour cette garantie et lui accorder également une caution
qui intervient en cas de loyers impayés.
- assurances : votre locataire doit impérativement
souscrire une assurance multirisque habitation et vous
adresser copie de la quittance annuelle.
- état des lieux : ce document établi
contradictoirement lors de l'entrée dans les lieux
vous permettra le cas échéant de récupérer
sur le dépôt de garantie les sommes nécessaires à la
remise en état du logement à la fin du bail.
B/ Le mandat de gestion
C'est la solution la moins contraignante. Votre gestionnaire
ou administrateur de biens effectuera à votre place toutes
les démarches : recherche d'un locataire, encaissement
des loyers, entretien et réparations éventuelles.
Avantages :
- vous pouvez moduler les pouvoirs que vous accordez dans le
mandat ;
- vous pouvez bénéficier d'une garantie de paiement
des loyers en cas de vacance du logement ou de défaillance
du locataire ;
- Sur le plan fiscal , vous pourrez déduire
chaque année les honoraires de gestion de votre revenu
foncier ;
- A condition de respecter un préavis de trois mois,
le mandat de gestion peut être résilié à tout
moment et sans explication.

Le dispositif ROBIEN
Le
dispositif Robien s'applique avec effet rétroactif aux
logements acquis neufs ou mis en chantier à compter du 3 avril
2003 en remplacement du dispositif Besson. Il propose des innovations
et vise supprimer des contraintes et imperfections de la loi
Besson qui a été mise en place le 1° janvier 1999, en remplacement
de l'amortissement Périssol.
La loi Besson a institué le statut Besson du bailleur privé
conventionné qui permet à l'acquéreur d'un logement neuf qui
s'engage à le louer pendant 9 ans et jusqu'à 15 ans, de défiscaliser
jusqu'à 65% du prix de revient du bien. Le dispositif de Robien
conserve les principes et l'essentiel des dispositions de la
loi Besson.
PRINCIPES
Le bailleur amortit une partie du prix de revient du bien, c'est-à-dire qu'il peut déduire les sommes ci-dessous de ses revenus fonciers et donc en pratique réduire son assiette imposable :
-
" Déduction 8% du prix de revient les cinq premières années, 2,5% les 4 années suivantes :
- " Possibilité de renouveler l'amortissement pendant 2 périodes de 3 ans à 2,5% par an :
- " Sur 9 ans l'amortissement correspond à 50% du prix d'acquisition ; sur 12 ans à 57,50% et sur 15 ans à 65%
L'amortissement s'ajoute aux autres frais déductibles :
-
Déduction forfaitaire supplémentaire sur les
loyers de 6% de leur montant correspondant aux diverses charges
(frais de gestion, assurances)
- Déduction des autres charges telles que : taxe foncière (après les 2 années d'exonération), charges de co-propriété non imputables au locataire, intérets d'emprunt, prime d'assurance "loyers impayés"
- Le déficit foncier ainsi généré est déductible du revenu global dans la limite de 10 670? par an. Si le déficit dépasse cette limite, il est reportable sur les revenus fonciers des années
suivantes (limite de 10 ans).
REMARQUES
L'amortissement se pratique sur le prix d'acquisition (ou prix
de revient) c'est-à-dire le prix de vente du bien augmenté des
frais d'acquisition : frais de notaire (frais d'acte, honoraires
du notaire), frais d'hypothèque, éventuelle commission d'agence
immobilière.
OBLIGATIONS
-
Le logement doit obligatoirement être loué nu et
affecté à la résidence principale dun
locataire pendant neuf ans minimum.
- Le logement doit être loué dans les 12 mois suivant
la date dachèvement du logement (ou suivant la
date dacquisition dans le cas dun achat de logement
neuf déjà achevé) .
- Les ressources du locataire lors de son entrée dans les lieux,
ne doivent pas dépasser certains plafonds ; ces plafonds sont
révisés chaque année au 1° janvier par décret ou instruction
administrative : CETTE OBLIGATION EST SUPPRIMEE DANS LE DISPOSITIF
DE ROBIEN
- Aujourdhui, la loi autorise les investisseurs à
louer le logement à un ascendant ou descendant.
- Les loyers sont également plafonnés en fonction
de la « surface Besson » du logement et
de la zone géographique .
- Les plafonds par zones sont ainsi définis pour
tout investissement réalisé à partir du
3 avril 2003 :
| |
Pour
la loi Besson, les plafonds par zones sont ainsi définis
: |
|
| Zone
I bis |
Paris
et communes limitrophes |
12,90
€/m2
|
| Zone
I |
Autres
communes de l'agglomération parisienne
|
11,40
€/m2
|
| Zone
II |
Agglomérations
de plus de 100 000 habitants |
8,80
€/m2
|
| Zone
III |
Autres
communes |
8,30
€/m2
|
| |
LE
DISPOSITIF ROBIEN SIMPLIFIE LE ZONAGE ET AUGMENTE SENSIBLEMENT
LES PLAFONDS DE LOYERS |
|
| Zone
A |
Agglomération
parisienne,
Côte dAzur,
Genevoise francais |
18
€/m2
|
| Zone
B |
Agglomération
de plus de 50 000 habitants, communes aux franges des zones
chères de lagglomération parisienne,
des zones littorales ou frontalières
|
12,50
€/m2
|
| Zone
C |
Reste
du territoire |
9
€/m2
|
Attention : ces nouveaux plafonds ne s'appliquent qu'aux seuls baux
conclu à compter du 3 avril 2003 pour des logements acquis après ce 3
avril 2003.
- " La surface Besson " se calcule en additionnant la surface
habitable (au sens de l'article R 111-2 du Code de la construction
et de l'habitation) avec la moitié, de la surface des annexes
(réservées à l'usage exclusif du locataire) dans la limite de
9 m² par logement (annexes dont la hauteur sous plafond est
au moins égale à 1,80 m. telles que caves, remises, ateliers,
séchoirs extérieurs, celliers, combles et greniers aménageables,
balcons, loggias, vérandas).
Concernant
le plafond de ressources :
ATTENTION : la suppression du plafond de ressources n'est
applicable que pour les logements acquis neufs en l'état futur d'achèvement
à compter du 3 avril 2003.
A partir du moment où le locataire respectait les conditions
de plafond lors son entrée dans les lieux, l'augmentation de
ses revenus au-delà du plafond, en cours de bail ou de prolongation,
ne remet pas en cause les avantages du dispositif.
Pour les locations conclues en 2003, le revenu fiscal de référence à retenir est celui figurant sur l'avis d'imposition établi au titre des revenus de l'année
2001.
A noter que près de 80% des ménages rempliraient ces conditions
de ressources.
Les garages et places de parkings sont exclus du calcul de
la " surface Besson ". En conséquence, le propriétaire peut fixer librement le loyer du parking ou garage qui ne sera pas pris en compte dans le calcul du plafond de loyer mais ne pourra pas bénéficier
de l'amortissement Besson.
Concernant la location aux descendants et ascendants :
Cette possibilité de louer le logement à des ascendants ou
des descendants est ouverte aux logements acquis à compter
du 9/10/2002. Seuls sont concernés les logements neufs à savoir
les logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement à compter
du 9/10/2002. En conséquence, la suspension de l'amortissement
pour les logements neufs acquis à compter du 9/10/2002 est
supprimée.
La suspension de l'amortissement reste en revanche possible
pour les logements neufs acquis ou construits avant le 9/10/2002.
Dans ce cas, il est permis aux propriétaires de suspendre leur
engagement de location pour mettre le logement à la disposition
de l'un de leurs ascendants ou descendants .Pour pouvoir bénéficier
de cette disposition, le bailleur doit avoir respecté les conditions
du dispositif pendant trois ans au moins.
-
Possibilité de percevoir directement et sur simple demande,
l'allocation de logement du locataire. Dans ce cas, elle est
considérée comme un élément du
loyer global qui doit toujours respecter le plafond de loyer.
- Possibilité de bénéficier de la caution
d'un organisme 1% Logement (garantie de paiement du loyer).
Pour
bénéficier de lamortissement Besson, linvestisseur
doit en faire la demande préalable à ladministration.
A cet effet, linvestisseur doit joindre à sa
déclaration de revenus de lannée dachèvement
du logement, les documents suivants :
- Une déclaration doption complétée
sur un formulaire à demander à lAdministration ;
- Une copie du bail :
- Une copie de lavis dimposition du locataire
pour ses revenus de lannée de référence
(soit 2001 pour une location conclue en 2003).
Nota : plusieurs mesures du dispositif de Robien sont en
cours d'adoption.
Notre conseil :
Le dispositif Robien est d'autant plus intéressant
que vous êtes imposé dans la tranche la plus élevée
de l'impôt sur le revenu.
Les faibles taux actuels des crédits immobiliers
permettent d'investir en empruntant jusqu'à 100% du coût
d'achat. Vous réaliserez ainsi votre placement-pierre
sans toucher à vos économies et bénéficierez
de déficits fonciers élevés.

A/ LES IMPÔTS LOCAUX :
Tous les propriétaires de logements sont en principe assujettis
au paiement annuel de taxes locales. Elles s'appliquent aussi bien
aux propriétaires bailleurs qu'aux propriétaires
occupant leur logement à titre de résidence principale.
La taxe sur le Foncier bâti
Plus connu sous le nom de Taxe foncière, cet impôt
est dû par tous les propriétaires de logements individuels
ou collectifs. Son taux est fixé par les collectivités
locales et son montant est donc variable selon la ville, le département
ou la région.
Exonérations et dégrèvements
Vous pouvez bénéficier de certaines exonérations
temporaires ou définitives :
- Constructions neuves : exonération
automatique pendant 2 ans, sans conditions de ressources
- Logement sociaux (sous réserve de
conventionnement avec l'Etat) : exonération pendant 10
ou 15
ans
- Logements vacants : exonération pendant
la durée d'inoccupation des logements loués (conditions
de dégrèvement très restrictives)
- Personnes âgées ou handicapées :
exonérations soumises à conditions d'âge,
de statut de personne handicapée et de ressources
Les taxes annexes
La Taxe d'enlèvement des ordures ménagères et la
Taxe de balayage (en zone urbaine) sont récupérables
sur le locataire en cas d'investissement locatif.
La taxe d'habitation
Elle est due par tous les occupants de logements meublés
(propriétaires ou locataires).
Exonérations et abattements
- Personnes âgées ou handicapées :
sous conditions de ressources
- Ménages : un abattement est appliqué en
fonction de votre situation de famille (nombre d'enfants, personnes à charge)
Notre conseil :
Les taxes locales sont dues sur les logements occupés
au 1er janvier de l'année civile. Si vous emménagez
en cours d'année, c'est le précédent occupant
qui est redevable.
Vous pouvez toujours contester le taux ou les bases d'imposition
: adressez-vous aux services fiscaux dont vous relevez.
B/ REVENTE DE VOTRE LOGEMENT :
Lors de la revente d'un logement dont vous êtes propriétaire,
vous pouvez être taxé sur la plus-value (le bénéfice
réalisé). Cependant, vous pouvez bénéficier
de nombreux allégements et dégrèvements.
Opérations imposables
Toutes les cessions immobilières sont imposables : maisons,
appartements, parts de sociétés foncières ou
immobilières. Peu importe que vous soyez propriétaire
bailleur ou que vous occupiez le logement à titre de résidence
principale ou secondaire.
Impositions
La plus-value est constituée par la différence entre
le prix d'achat et le prix de vente du logement. Le prix d'achat
peut être augmenté des frais d'acquisition et du montant
des travaux de rénovation ou d'agrandissement effectués.
Le bénéfice réalisé est en principe ajouté à votre
revenu imposable de l'année de la vente (avec certains abattements
spécifiques).
Plus-values à long terme
Si vous vendez votre logement plus de deux ans après son
acquisition, vous êtes placé sous le régime des
plus-values "à long terme". C'est à dire
que vous pouvez revaloriser le prix d'achat en fonction de l'érosion
monétaire. De plus, vous bénéficiez d'abattements
calculés selon la durée de la possession du bien (5%
d'abattement par an).
Exonérations
- Résidence principale : vous êtes
exonéré de plus-values sur la vente de votre résidence
principale, à condition de l'avoir occupée en permanence
depuis son acquisition (ou de l'avoir achetée depuis plus
de cinq ans)
- Force majeure : si vous vendez votre résidence
principale pour cause de force majeure, aucune condition de délai
n'est exigée (divorce, mobilité professionnelle,
agrandissement de la famille, etc)
- Première vente d'un logement locatif :
si vous en êtes propriétaire depuis plus de cinq ans,
et si c'est la première fois que vous vendez un logement
de ce type, vous êtes exonéré de plus-value.
Attention : pour bénéficier de cette exonération,
vous ne devez pas être propriétaire de votre résidence
principale.
Notre conseil :
Vous devez obligatoirement déclarer la vente de votre
logement lors de la déclaration annuelle des revenus, même
si vous estimez n'avoir réalisé aucune plus-value.
Procurez-vous l'imprimé spécial n° 2049 auprès
du Centre des Impôts.

A/ Résidence principale
- le prêt bancaire : il représente
généralement la plus grosse part de votre plan
de financement. Conditions à négocier avec votre
banquier (montant, taux fixe ou variable, durée, garanties).
- le prêt à 0% : comme son nom
l'indique, c'est un prêt sans intérêts (hormis
l'assurance décès-invalidité).
Tout acquéreur d'un logement neuf au titre de la résidence
principale peut bénéficier d'un prêt 0% sous
les conditions suivantes :
- ses revenus ne doivent pas dépasser un plafond de
ressources variable en fonction du nombre de personnes occupant
le logement et de la localisation du logement :
Nombre de personnes vivant
dans le logement |
Plafond de ressources |
Ile de France
En € |
Province
En € |
Isolé |
22.105,25 |
18.949,56 |
2 personnes |
28.416,64 |
25.260,95 |
3 personnes |
31.572,34 |
28.416,64 |
4 personnes |
34.728,03 |
31.572,3
4 |
5 personnes et plus |
37.883,73 |
34.728,03 |
A partir du 3 novembre 2003, le total des revenus fiscaux de référence
de chaque personne vivant dans le logement, perçus l'année
qui précède celle de l'offre de prêt (année
n-1) doit être inférieure au plafond de ressources.
- L'emprunteur ne doit pas avoir été propriétaire
de sa résidence principale au cours des deux dernières
années (sauf s'il déménage pour raison professionnelle
et vend le logement précédemment acquis avec un
prêt
0 %, il peut demander soit un nouveau prêt 0 %, soit le
transfert de son prêt 0 % initial).
- Son montant ne peut excéder 20% du coût
total de l'acquisition.
- Le montant maximum du prêt est ainsi établi :
Montant maximum
du prêt à 0 %
|
Nombre de personnes vivant dans le
logement |
Ile de France
En € |
Province
En € |
Isolé |
15.244,90 |
10.671,43 |
2 personnes |
21.342,86 |
15.244,90 |
3 personnes |
22.867,35 |
16.769,39 |
4 personnes |
24.391,84 |
18.293,88 |
5 personnes |
25.916,33 |
19.818,37 |
6 personnes et plus |
27.440,82 |
21.342,86 |
- le prêt 1% Logement : réservé aux
salariés des entreprises cotisant au 1% Logement. Son
montant maximum varie de 70 à 110.000 F selon votre zone
géographique.
Taux d'intérêt très faible (en général
1,5%).
- le prêt Fonctionnaire : l'équivalent
du 1% Logement pour les fonctionnaires. Montant relativement
faible et conditions d'attribution restrictives.
- le prêt Epargne-Logement : lié à une épargne
préalable sous forme de Compte d'Epargne Logement
(CEL) ou de Plan d'Epargne Logement (PEL).
Son montant et sa durée sont conditionnés par l'importance
et la durée de votre épargne :
- Pour le CEL, le montant du prêt dépend de sa
durée
et des intérêts acquis pendant la phase épargne.
Son montant maximum est de 23 000 EUR ;
- Pour le PEL, vous pouvez demander un prêt dès
que votre plan a 4 ans d'existence. Le montant maximum du prêt
est de 92 000 €.
- Dans les 2 cas, la durée du prêt est de 2 à 15
ans. En cas de cumul de CEL et PEL détenus par le même
titulaire, le montant maximum du prêt peut
atteindre 92 000 EUR.
Les conditions à remplir par le logement sont :
- acquisition ou construction d'un logement neuf (ou ancien)
devant servir de résidence principale soit à l'emprunteur
(vous-même), soit à l'un de vos ascendant ou à l'un
de vos descendant.
Le logement peut aussi servir de résidence principale à un
locataire muni d'un bail de droit commun.
- achat d'une résidence secondaire neuve ; vous
devrez alors l'utiliser à titre personnel ou familial.
- le prêt à l'accession sociale (PAS) :
accordé par l'Etat aux personnes à revenus
modestes. Le prix d'acquisition au m2 est plafonné.
- le prêt conventionné (PC) :
accordé sans
conditions de ressources mais avec plafonnement du prix
d'acquisition. Taux d'intérêt voisin des prêts
bancaires classiques. Ouvre éventuellement droit à l'allocation
personnalisée
au logement (APL).
B/ Investissement locatif
Hormis le prêt bancaire classique, vous pouvez bénéficier
de deux types de prêts réglementés : le prêt
locatif intermédiaire et le prêt locatif social. Mais
ils sont réservés à des logements sociaux
(conditions de ressources des locataires).

Vous achetez un logement dans un immeuble collectif : vous devenez
membre d'une copropriété, qui est régie par
des règles très strictes. C'est la loi du 10 juillet
1965 et le décret du 17 mars 1967 qui en fixe les modalités
de fonctionnement.
LA COPROPRIÉTÉ : l'assemblée
des propriétaires débat une fois par an (ou plus
en cas de besoin) de l'ensemble des questions relatives au fonctionnement, à l'entretien,
aux charges et aux réparations.
ASSEMBLÉE ANNUELLE : le syndic de la
copropriété doit obligatoirement vous convoquer par
lettre recommandée. S'il vous oublie, vous pouvez obtenir
l'annulation de toutes les décisions prises en votre absence.
Vous ne pouvez pas voter par correspondance mais vous pouvez donner
pouvoir à un autre copropriétaire.
DÉCISIONS : elles sont prises à la
majorité simple, mais vous pouvez les contester dans un
délai de 2 mois en portant votre réclamation devant
le Tribunal d'Instance (vos motifs doivent être légitimes).
SYNDIC : c'est généralement un
professionnel de la gestion immobilière (mais dans les petites
résidences, ce rôle peut être confié à l'un
des copropriétaires). Il est mandaté par l'assemblée
des copropriétaires pour assurer le bon fonctionnement de
l'immeuble (entretien, salaires du personnel, recouvrement des
charges, etc). La durée de son mandat ne peut excéder
trois années, mais il est toujours renouvelable.
CHARGES DE COPROPRIÉTÉ : toutes
les charges communes (entretien des couloirs et escaliers, espaces
verts, ascenseurs, électricité, chauffage collectif,
etc) sont réparties entre les copropriétaires suivant
la surface de leur logement (exprimée en millièmes
de copropriété). Les frais de réparation (ravalement,
remplacement de chaudière) sont également répartis
de cette manière.
RÈGLEMENT DE COPROPRIÉTÉ :
c'est le document qui fixe l'ensemble de vos droits et obligations.
Il est obligatoirement annexé au contrat signé lors
de l'acquisition de votre logement et vous devez en respecter impérativement
les clauses.
Notre conseil :
N'engagez pas de travaux importants dans votre logement
ou dans les parties communes sans obtenir l'accord préalable
de la copropriété ou du syndic (vous pourriez être
obligé de remettre à vos frais les lieux dans l'état
antérieur).

" L'assurance n'est chère qu'avant le
sinistre " disent volontiers les assureurs.
Même si c'est une obligation légale, bien assurer
son logement est aussi un acte de bonne gestion de votre patrimoine.
Selon que vous occupez vous-même votre logement ou que
vous le donnez en location, les contrats d'assurance à souscrire
sont différents :
Votre résidence personnelle
- maison individuelle : vous devez garantir
votre immeuble contre les risques d'incendie, dégâts
des eaux, explosion, dégâts électriques,
vol, etc. Pensez à souscrire une police incluant le remboursement
des aménagements intérieurs (cuisine équipée)
et du mobilier.
- copropriété : Le syndic doit
souscrire une assurance collective au nom de la copropriété.
Complétez ce contrat collectif par une police d'assurance
personnelle couvrant vos parties privatives et leur contenu.
L'assurance collective garantit les risques habituels ainsi que
la responsabilité civile de la copropriété en
cas de sinistre ou d'accident survenant à des personnes
extérieures ou au personnel de l'immeuble (concierge, personnes
chargées de l'entretien).
Votre logement loué
Vous devez assurer votre logement et votre responsabilité civile à l'égard
de vos propres locataires ainsi que des voisins et des tiers. Vous
pouvez aussi souscrire une assurance couvrant le paiement des loyers
en cas de défaillance du locataire.
Vous devez exiger de votre locataire qu'il souscrive une police
d'assurance garantissant les dommages causés au logement
et aux tiers. Cette clause figure d'ailleurs systématiquement
dans tous les baux. Le locataire devra vous présenter chaque
année l'attestation délivrée par sa compagnie
d'assurances.
L'assurance construction
Si vous achetez un logement en cours de réalisation, le
promoteur-constructeur doit être assuré par un contrat
dit de "dommages-ouvrage". Cette assurance couvre le
paiement des travaux de réparation pendant la période
de la garantie décennale. Veillez à l'existence de
cette police d'assurance qui vous permettra d'exercer un recours
en solvabilité en cas de malfaçons ultérieures.
Notre conseil :
En matière d'assurance, et dans tous les cas, vous
devez comparer non seulement les tarifs mais également
l'étendue des garanties et les franchises. Mettez en concurrence
les différentes compagnies, vous constaterez que leur
rapport "qualité-prix" n'est pas toujours identique
!

L'acquisition d'un logement neuf se fait généralement
soit sur plan , soit en cours de construction. En
effet, le promoteur immobilier lance la commercialisation d'un
nouveau programme avant le démarrage des travaux. C'est-à-dire
que beaucoup de logements seront déjà réservés
lorsque le promoteur fera commencer les travaux de construction.
Pour quelques programmes immobiliers, vous pourrez acquérir
un logement achevé depuis moins d'un an .
Suivant le cas, les formalités juridiques et les modalités
financières sont différentes...
A/ Achat sur plan ou en construction : « en
l'état futur d'achèvement » ;
Les travaux n'ont donc pas commencé ou sont en
cours :
1° étape : vous
signez avec le promoteur un contrat de réservation, qui
est en général composé des pièces
suivantes :
- les conditions particulières qui décrivent
le lot réservé : N°du lot, surface,
composition du logement, annexes... et bien sûr détail
du prix de vente ;
- les conditions générales décrivent
les caractéristiques du projet immobilier : références
cadastrale du terrain, permis de construire, délai prévisionnel
d'exécution des ouvrages, grille d'appels de fonds,
article sur le financement de l'acquisition par prêt
bancaire avec clause de résiliation, dépôt
de garantie... et les conditions de réalisation de
la vente par acte notarié;
- la notice descriptive ou descriptif des travaux qui détaille
les prestations et matériaux prévus pour la construction
en distinguant les parties communes et les parties privatives ;
- le ou les plans du programme et des lots réservés ;
Vous versez sur un compte bloqué chez un dépositaire,
très souvent le notaire de l'opération, un
dépôt de garantie (au maximum 5% du
prix) en contrepartie de la réservation. Cette somme
est indisponible, incessible et insaisissable jusqu'à la
conclusion de l'acte notarié de vente. Ce montant est
intégralement restitué en cas de non-obtention
des prêts sollicités.
2° étape :
vous signez ensuite devant notaire un acte authentique de
vente "en l'état futur d'achèvement" (V.E.F.A.) ;
outre le détail des biens acquis, l'acte mentionne de
manière obligatoire les éléments spécifiques
suivants :
- le règlement de copropriété et l'esquisse
d'étage : ils permettent d'établir les règles
qui régiront la copropriété, définir
les parties communes et les parties privatives, les tantièmes
de copropriété...
- l'assurance dommage-ouvrage qui garantit la réparation
des éventuels dommage en responsabilité décennale ;
- la garantie d'achèvement ;
Achat d'un logement terminé :
- vous signez une promesse de vente ou un
compromis de réservation (avec clause de
résiliation pour non-obtention de crédits sollicités)
- vous versez un acompte (en général
10% du prix du logement)
- vous signerez ensuite devant notaire un contrat de
vente "clefs en mains"
B/ L'acte authentique
Que vous achetiez un logement neuf sur plans, en cours de construction
ou terminé, la vente sera obligatoirement réitérée
par un acte authentique (habituellement dénommé "acte
notarié), impérativement établi par un notaire
et signé par le vendeur, en l'occurrence le promoteur,
et l'acheteur.
Voici donc les 3 types d'actes authentiques que vous pouvez
rencontrer :
- le contrat "clefs en main" : vous
devenez immédiatement propriétaire du bien immobilier
puisque les travaux sont terminés ;
- le contrat de vente à terme : vous
deviendrez propriétaire lors de la livraison du bien immobilier ;
- le contrat de vente "en l'état futur d'achèvement" :
vous devenez immédiatement propriétaire de votre
quote-part du terrain et deviendrez propriétaire de votre
logement au fur et à mesure de l'avancement des travaux
et des appels de fonds émis par le promoteur ;
Notre conseil :
Lors de l'acquisition d'un logement neuf, le notaire
est généralement celui du promoteur. Rien ne
vous empêche toutefois d'exiger que votre propre notaire
soit associé à l'acte. Dans ce cas, les honoraires
seront en principe identiques et partagés entre les
deux études notariales.
C/ FRAIS D'ACQUISITION : à prévoir
dans votre plan de financement
Au prix d'achat d'un logement neuf s'ajoutent toujours des frais
d'acquisition versés au notaire chargé de rédiger
l'acte authentique. Ils sont souvent appelés de manière
impropre « frais de notaire ». Il faut
les inclure dans votre budget et en tenir compte dans votre plan
de financement.
Les honoraires du notaires
Ils représentent la rémunération du notaire.
Ces honoraires sont calculés en pourcentage du prix de
vente selon un barème national fixé par décret.
Le taux est dégressif et s'applique à chaque tranche
du prix de vente :
- jusqu'à 3 050 €, les honoraires s'élèvent à 5%
du prix de vente
- de 3 050 € à 6 100 € : 3,3%
- de 6 100 € à 16 770 € : 1,65%
- au dessus de 16 770 € : 0,825%
Les émoluments de formalités
Ce sont les frais engagés par le notaire pour établir
et enregistrer l'acte de vente : ils varient selon le montant
de la transaction et comprennent notamment les droits d'hypothèque,
le certificat d'urbanisme, la rédaction des copies d'actes
authentiques, les frais de dossier.
Pour mémoire : les droits de mutation
Cette taxation ne s'applique pas aux logements neufs vendus
au premier acquéreur. Néanmoins, les logements
en état futur d'achèvement peuvent avoir déjà fait
l'objet d'une première cession avant leur livraison. Les
droits de mutation sont alors perçus à un taux
réduit (en moyenne 4 % du prix d'acquisition).
La TVA
Les ventes de logements neufs sont soumises à la Taxe
sur la Valeur Ajoutée au taux de 19,6%. La TVA est à la
charge du vendeur et incluse dans le prix de vente, qui est toujours
annoncé TTC.
Notre conseil :
Quand vous achetez un logement neuf, des intermédiaires
peuvent intervenir dans la transaction (agents immobiliers
entre autres). Vérifiez bien que leur commission est à la
charge du promoteur-vendeur.